Publié le 23/06/2009 à 23:59 par ideesjeunes
Comment attirer un large public sans dépenser des millions d’euros pour une exposition dédiée à Picasso, Warhol ou Matisse ? Voilà le problème qui se pose aujourd’hui aux musées français, surtout en pleine période de crise.
Par définition, un musée est une institution au service de la société qui expose et transmet le patrimoine de l’humanité sans but lucratif. De ce point de vue, un musée n’est en aucun cas condamné à exposer des œuvres d’art trop coûteuses, il se doit seulement de proposer à ses visiteurs la découverte d’un environnement à part, témoin de la capacité créative et imaginative de l’homme. Ainsi, certains musées préfèrent organiser des évènements plus originaux, moins onéreux et tout aussi enrichissants. Dernier exemple en date, au Quai Branly, une exposition rend hommage à un personnage universel et intemporel : Tarzan.
Tarzan, c’est avant tout un symbole. Il constitue à lui seul le mythe de l’homme singe, cet orphelin élevé par des gorilles, vivant dans la jungle africaine sans connaissance d’aucune civilisation occidentale développée. Un rêve pour les enfants, fascinés par cette liberté en parfaite communion avec la nature, mais une énigme pour les adultes, trop habitués à définir leur existence par une éternelle quête du progrès et de la réussite personnelle. D’abord personnage de roman inventé en 1912 par l’Américain Edgar Rice Burroughs, Tarzan a donné vie à près de 15 000 bandes dessinées, et à 46 films. Autant d’histoires qui ont permis à Roger Boulay, commissaire de l’exposition, de retracer l’évolution de ce personnage, près d’un siècle après sa naissance.
Parce que si, à l’origine, Tarzan était un polyglotte accompli, maniant aussi bien le langage des humains que celui des grands singes, son image a beaucoup évolué. Selon Marine Degli, assistante de Roger Boulay sur ce projet, "
c’est un héros qui n’est pas vraiment doué de l’intelligence que lui donne Burroughs dans ses romans. Il est donc intéressant de voir comment à partir des romans, les autres supports comme la BD ou le cinéma, ont exploité le mythe." C’est d’ailleurs grâce à ces œuvres, largement représentées au Quai Branly, que l’on découvre un Tarzan intemporel, aux prises avec différentes populations aussi surprenantes qu’extraordinaires. En 65 années de cinéma, la folie des scénaristes l’aura conduit à affronter des Atlantes, des Croisés, des Romains ou encore des Vikings, avec des effets spéciaux qui en surprendront plus d’un. On pense, par exemple, à une scène de "Tarzan et la femme léopard" (1946), dans lequel les fameux léopards sont joués par… des hommes habillés d’une simple peau de bête.
L’imaginaire, obsession de Burroughs
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L’intérêt pour le Quai Branly, c’était de montrer une Afrique imaginaire, réinventée, explique Marine Degli.
N’oublions pas que Burroughs, l’auteur de Tarzan, n’a jamais mis les pieds en Afrique. C’est donc un monde intéressant parce qu’il ouvre les portes de l’imaginaire." Un monde imaginaire bien représenté tout au long de l’exposition, notamment grâce à une ambiance sonore qui transpose le visiteur en plein cœur de la jungle, au milieu d’animaux empaillés parmi lesquels on trouve gorilles, lions, hyènes, et autres crocodiles.
Et si vous tendez l’oreille au milieu de cette faune africaine, vous entendrez peut-être le célèbre cri de Tarzan, poussé par les élèves d’une des nombreuses classes de primaire qui viennent, chaque jour, visiter l’exposition. Lorsqu’on lui demande si elle pense qu’il est possible que Tarzan ait vraiment existé, Elodie, 10 ans, nous répond avec des yeux pétillants : "
Moi je pense que oui ! Ça se peut des enfants élevés par des animaux. Il s’était peut-être perdu…" Jordan, un de ses camarades, se montre, lui, plus optimiste : "
Moi je voudrais être aussi fort que Tarzan !", s'exclame-t-il avant de montrer ses biceps de jeune garçon de CE2 aux filles de sa classe…
Objectif atteint pour le Quai Branly. Avec seulement un an de préparation, l’exposition "Tarzan !" réussit à faire rêver les plus petits, et à fasciner les plus grands. Pourtant, comme en 2007 avec "L'aristocrate et ses cannibales", Roger Boulay n’a utilisé quasiment aucune œuvre d’art à proprement parler, seules quelques toiles illustrent les différentes parties de l’évolution de l’homme singe. Preuve que de nos jours, les musées ont la possibilité de varier leur domaine de compétences tout en conservant leur fonction première : permettre à leurs visiteurs de s’évader l’espace de quelques minutes, dans un environnement qu’ils n’auraient probablement pas eu la chance de connaître.
Tarzan pour tous !
L’exposition "Tarzan ! Ou Rousseau chez les Waziri" occupe la mezzanine Est du musée du Quai Branly jusqu’au 27 septembre 2009. Ouvert le mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h et le jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h. Parallèlement, un atelier destiné aux familles est organisé chaque mercredi, vendredi et dimanche à 15h. Au programme : un rappel des épisodes importants des aventures de Tarzan, et une initiation au fameux langage des singes. Enfin, pour les amateurs du 7e art, quatre des plus grands films de Tarzan seront projetés à la fin du mois de juillet. Avec en point d’orgue, le célèbre "Greystoke" de Hugh Hudson, interprété par Christophe Lambert.
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Publié le 20/05/2009 à 17:32 par ideesjeunes
Soutenu par la mairie de la cité phocéenne, l’artiste peintre Christophe Fort a eu l’idée d’installer les neuf lettres de "Marseille" en haut du massif de l’Etoile à la façon d’Hollywood. Un projet qui est loin de faire l’unanimité sur la Canebière.
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À force de penser à faire quelque chose de grand, j'ai rêvé une nuit de ces lettres blanches géantes formant le nom de Marseille sur la Batarelle." Interrogé par le site Internet du quotidien Le Figaro, Christophe Fort a révélé son projet au grand jour en début de semaine. Une idée un peu folle qui offrirait à la deuxième ville de France un tout nouveau symbole, visible de la gare St Charles au Vieux Port, et jusqu’à 50 kilomètres à la ronde…
Cette idée du peintre spécialisé dans le Pop Art a en fait dépassé le stade de projet. La mairie de la ville nous a confirmé avoir autorisé l’artiste à utiliser gratuitement les terrains municipaux du massif de l’Europe. Il ne reste donc, a priori, qu’à récolter les fonds nécessaires pour la fabrication de l’œuvre. Une fabrication financée par des entreprises privées (qui bénéficieront d’un panneau de publicité au pied de chaque lettre), et confiée à une entreprise de réinsertion professionnelle, qui emploie des chômeurs et des Rmistes. Une fois achevées, les lettres seront revendues à des mécènes, des particuliers ou des entreprises. Les fonds récoltés seront ensuite redistribués aux hôpitaux de la ville et à un centre de recherche contre le cancer. Mais, même pour une bonne cause, tous les Marseillais ne soutiennent pas ce projet qui est bien loin de refléter l’héritage provençal de la ville.
5 000 supporters sur Facebook
Si certaines associations ont d’ores et déjà manifesté leur mécontentement, plusieurs groupes de soutien ont rapidement vu le jour. Christophe Fort a lui-même créé un groupe Facebook qui compte plus de 5 000 personnes. La mairie a, elle aussi, organisé un sondage sur son site Internet : au bout de quelques jours, les avis étaient, certes partagés, mais à part égale (52% contre, 48% pour).
Les arguments des réfractaires sont principalement d’ordre esthétique, les Marseillais s’inquiétant de l’avenir de ces lettres face aux "artistes" en herbe qui n’hésitent pas à taguer les monuments de la ville. Sans parler de ceux qui refusent que les habitants de la cité phocéenne ne trainent une réputation de copieurs sans inventivité qui préfèrent renier leurs origines au profit d’un concept trop "tape-à-l’œil" et trop "bling bling".
D’autres voient en ce projet un formidable moyen de faire parler de la leur ville autrement que pour son insécurité et sa trop célèbre décharge à ciel ouvert. D’autant qu’en 2013, Marseille sera nommée capitale européenne de la culture, ce projet pourrait alors s’inscrire à la liste des activités organisées pour cet événement. Mais d’ici là, encore faut-il que Christophe Fort trouve les liquidités nécessaires à la construction de ce "Marseillewood", et que le peuple provençal ne le transforme pas en support pour œuvres d’art à la bombe de couleur…
Publié le 18/03/2007 à 12:00 par Jules Latournerie
Bonjour à tous ! Dernier épisode en date, la partie de cartes avec Damien et Barbara jeudi soir, pour leur dernière soirée. Pour être honnête, la journée de vendredi fut d’un ennui total, la vue de la neige reprendre possession de la ville nous filant un énorme coup de blues. Et quand je parle de blues, vous n’imaginez pas à quel point, j’avais tellement la flemme de bouger mon royal arrière-train, que j’ai sauté un repas !Ca doit être la deuxième fois de ma vie que ça m’arrive, la première ayant eu lieu lors de la prise d’otages dont j’ai été victime en 75. Notre soirée fut de la même intensité, mais alors que je me tenais devant la fenêtre, à regarder la neige tomber comme une de ces figurines qui agitent la tête sur la plage arrière des voitures américaines, je ressentis comme un réflexe de survie. Comme si mon corps avait de lui-même décidé de ne pas s’enliser dans la médiocrité intellectuelle, je me levais !d’un coup d’un seul !Un pas !Deux pas !J’enjambe ma valise !Celle de Mous !Monte l’escalier !Et m’étale dans mon lit. Belle façon de conclure une journée si glauque, espérons que demain sera un jour meilleur.
Longue nuit de sommeil, et réveil sur les coups de onze heures. Nous partîmes déjeuner avec Manu, dans un restaurant mexicain type Grec. Au menu, sandwich au poulet (vrais morceaux de poulet fraîchement découpé), et pommes de terre bouillies. Très agréable de ne pas avoir à compter les ronds de graisse dans un sandwich avant de le manger. Le temps était toujours aussi froid, même si la rue St Laurent n’est qu’à cinq minutes à pieds de l’auberge, le vent et la neige firent du chemin du retour une véritable expédition. A notre retour, je retrouvai Mous à l’auberge, nous appelâmes le Massillia, dans le but de nous informer de leur programme de l’après-midi. Match de rugby en début d’après-midi, et si Dieu veut, Marseille-Nice à 15h. Nous nous rendîmes donc rue du Parc en voiture, dans l’espoir de voir l’Olympique de Marseille triompher des niçois. Malheureusement, nous n’eûmes pas la chance de vivre la victoire 3-0 des marseillais, faute d’images, nous suivîmes donc le match à la radio. Assez frustrant d’admettre que pour une fois que notre équipe favorite marque trois buts, nous voilà condamnés à les suivre à travers la voix d’un commentateur radio surexcité.
Retour à l’auberge vers 18h, et nouvelle galère pour nos deux héros, impossible de rentrer dans la seule place libre du quartier sans embourber la voiture. Il nous fallut vingt minutes pour dégager la neige de l’emplacement pour permettre à Mous d’y parquer sa voiture.
Nous rejoignîmes nos colocataires au deuxième étage, où Jorge avait passé l’après-midi entier à préparer un buffet espagnol immense. Sangria, tortillas, chorizo, saucisson… de quoi ravir les quinze présentes, y compris Camille, qui nous rejoignit vers 19h15. Une soirée comme on les aime, on parlait français par ci, anglais par là, et espagnol por alla, des gens de tous les horizons prenaient un plaisir fou à découvrir les différentes cultures rassemblées. Les discussions n’en finissaient pas, il fallut que Jean tombe de sommeil sur le canapé pour nous faire comprendre qu’il était temps de nous éclipser. Une St Patrick bien originale, à l’espagnole, en attendant les défilés prévus pour demain rue Ste Catherine.
Voilà pour ces deux derniers jours, demain Mous et John reprendront l’avion pour Paris. Espérons que l’ambiance n’en prenne pas un coup, je vous tiendrai au courant dans le jours à venir de l’évolution de mes aventures. D’ici là je vous dis à bientôt et vous remercie une nouvelle fois de me suivre !
Jules Latournerie.
Publié le 16/03/2007 à 12:00 par Jules Latournerie
Bonjour à tous !
Nous en étions restés au mercredi 14 mars, et au départ très polémique de Bruno. Nous décidions, Mous et moi, de partir en direction du Biodôme de Montréal, un zoo couvert, dans lequel les différentes salles forment chacune un environnement particulier, avec un micro-climat spécifique. Comme d’habitude, nous prenions la bonne direction avant de nous perdre assez facilement. Mais cette fois, notre égarement nous permit de découvrir le plus grand terrain de karting couvert de tout le Canada, étroitement lié avec un terrain de Paintball couvert. Surpris par l’existence de ce bâtiment, nous décidions de nous y rendre, pour consulter les tarifs, dans le but d’y retourner dans un futur proche. Une fois entrés, nous nous rendîmes compte que le prix était bien moins élevé qu’en France ($20 les 10 minutes, soit environ 14€) et après une concertation rapide, décidâmes que le Biodôme attendrait bien une demi heure de plus. Quinze minutes d’attente plus tard, nous voilà installés dans nos karts, douze participants au total, et même si l’enjeu n’avait rien d’officiel, personne ne faisait de cadeaux. Au final, 10 minutes de course passées aussi vite que la voiture de Mous s’éclatant dans le décor, et un excellent moment immortalisé par le classement final et ma onzième place sur douze… Et oui !Mes colocataires m’ont beaucoup reproché de ne pas assez donner de détails sur les moments qui pourraient, et je dis bien pourraient, me rendre ridicule. Je pense par exemple, au déjeuner à Québec, ou je confondis le sucre avec le sel au moment de saler mes frites… Mais ceux qui me connaissent savent, que c’est dans ces moments là que j’use de la célèbre mauvaise foi dont fait preuve ma famille depuis plusieurs générations. Ainsi, rendant hommage à mon grand-père, je perpétuais la tradition familiale lorsque la serveuse me fit remarquer avec un ton plus que moqueur que ce n’était pas du sel que je venais de mettre sur mes frites. Je lui répondis alors, avec un grand sourire que je le savais bien, et que c’était comme ça qu’on mangeait les frites en France. En voilà une qui ne m’emmerdera plus me dis-je sur le coup, en effet, sa sottise combinée à son indiscrétion la rendirent rouge de confusion, et elle repartait encore plus stupide qu’avant, pensant que les « maudits français », comme ils nous appellent ici, mangent leurs frites avec du sucre.
Revenons à nos moutons, après cette cuisante défaite sur la piste de karting, je dus endurer les moqueries de Mous. Mais resituons l’action, Mous a fini dixième, avec seulement 0,4 seconde d’avance sur moi, et a dû goûter à tous les murs de la piste. Après avoir mûrement réfléchi, je me rendais compte qu’à chaque fois que je le regardais, il était arrêté, venant de causer un accident, ou de tout simplement foncer tout droit dans les pneus, oubliant de tourner dans un virage. Ma conclusion fût que la seule façon qu’il se retrouve devant moi au classement, était qu’il ait tout simplement truqué la course, et que le chrono braqué sur mon bolide soit parti avec trois secondes d’avance à chaque tour.
Maintenant le mystère du chrono truqué réglé, passons à la deuxième étape de notre journée, le Biodôme, situé au même endroit que le titanesque stade olympique ayant coûté des milliards de dollars, en prévision de jeux olympiques d’hiver non obtenus au final. Nous débutions notre parcours par la forêt tropicale, les piranhas, les singes, crocodiles, chauve-souris, paresseux… C’est dans cette atmosphère à priori calme et pacifique, que je me fis attaquer lâchement par une bête sans scrupule. C’est dans ces moments là que l’on se rend compte que le monde animal est en fait bien vicieux, et qu’on est tout de même bien à l’abri de telles attaques dans les villes. Je me trouvais à quelques mètres de la sortie, quand un tireur embusqué me mitrailla d’une énorme fiente qui glissa le long de mon bras avant de s’écraser à mes pieds. Autant vous dire que les touristes autour de moi se firent une joie de se foutre naturellement de ma gueule, et là l’usage de la mauvaise foi est plutôt difficile… Après cet épisode tragique, nous visitions la forêt laurentienne, qui comme son nom l’indique, borde le fleuve St Laurent. Nous y vîmes un porc-épic, des oiseaux divers, et les enclos du lynx, des loutres, et des castors, sui devaient être en vacances. La salle suivante était le St Laurent marin, où l’on découvrait dans un premier temps plus de 600 poissons évoluant dans 2,5 millions de litres d’eau de mer, avant de longer une plage où vivent des oiseaux marins. Dernière étape de notre périple animal, le monde polaire, et une banquise remplie de penguins, friands des applaudissements que leur réservait leur public à la vue de leurs acrobaties aquatiques. On se croyait vraiment au cirque, une véritable démonstration, à croire qu’on les a dressés à faire rire les touristes. La dernière attraction proposée était une exposition sur les rituels de séduction chez les animaux, de la couleur des fesses du babouin au chant du rêne, une grosse poignée d’animaux épiés lors de leurs parades amoureuses, pour le plus grand plaisir des visiteurs.
Sur les coups de 17h, nous reprenions la route de l’auberge. Une nouvelle fois, nous trouvions le moyen de prendre la bonne rue, dans le mauvais sens, et une nouvelle fois, nous tirions profit de notre égarement. Alors que nous nous enfoncions dans Montréal Est, nous trouvions enfin un Dunkin’ Donuts, que nous recherchions depuis près d’une semaine. Il nous aura fallu environ trois minutes pour trouver notre bonheur. Je repartais avec 6 donuts, Mous avec 12, de quoi nous donner du courage pour le chemin du retour. Une fois rentrés, nous tombions de fatigue. La grippe me gagnait, un doliprane et au lit.
Jeudi 16 mars, la journée s’annonçait calme, pas d’objectif précis, appart nous rendre au Future Shop (sorte de Fnac), dans le but d’acheter un kit d’enceintes pour chez moi, et de trouver des idées de souvenirs à rapporter à mes proches. Une fois là-bas, je me rendais compte que même si les prix étaient plus intéressants ici, le choix serait plus large en France, et sûrement plus adapté à mes besoins. Me dirigeant vers le rayon son, je fus pris d’un coup de folie, et décidai de m’offrir un iPod vidéo noir 30gb, avec une garantie trois ans en plus de la garantie d’un an offerte par Apple. En sortant, nous nous rendions au centre commercial Eaton, pour nous renseigner sur le service de détaxe. Nous y retournerons dimanche pour nous faire rembourser 6% du prix de nos achats. Le reste de la journée se résuma à une glande générale, et pour ma part, au plaisir de prendre en main mon nouveau jouet. Nous finissions la journée par une partie de cartes avec nos amis toulousains, pour leur dernière soirée avant leur départ.
Voilà pour ces deux jours, le retour approche, je ne vous cache pas que je suis plutôt impatient de goûter aux températures printanières de Paris… Il me reste quand même encore un peu de temps pour profiter du froid, on annonce 20 centimètres de neige entre vendredi et samedi. Merci de me suivre et à très vite sur Idées Jeunes !
Jules Latournerie.
Publié le 15/03/2007 à 12:00 par Jules Latournerie
12h27 heure locale, mercredi 14 mars, ciel nuageux et le mercure indique 7°C. Depuis quelques jours les températures se sont nettement adoucies mais le temps empire petit à petit, on annonce de la neige pour demain et de la pluie pour le reste de la semaine. Nous en étions resté à la journée de lundi et notre départ pour Québec, après une bonne nuit, nous partions vers l’est aux environs de 11h30, 250km à faire sans réel objectif une fois là-bas. 3h de route pour nous retrouver dans une ville toute en hauteur, pleine de petites rues et de magasins indépendants. Une ambiance très différente de Montréal, une patinoire en pleine ville, un musée du chocolat, et un disquaire magique. Et quand je dis magique, j’entends qui donne envie d’acheter des disques ! Et même à moi qui n’ai pas acheté de disque depuis le dernier album des Spice Girls (Novembre 1997) ! Résultat, je repartais avec un Best Of des Fugees en poche, en pensant que finalement, le commerce du disque peut être sauvé…
3h30 de route pour le retour, après avoir fait deux fois le tour de Montréal faute de trouver la bonne route, nous voilà donc au chaud. Nous décidions de repartir pour notre bar à billard, en compagnie de nos deux amis mexicains Bruno et Fernando qui se furent un plaisir de nous apprendre quelques pas de salsa pour se rattraper d’une performance baby-footistique pitoyable. Retour à l’auberge vers 2h du matin, et dodo instantané, après une journée épuisante.
Quelques heures de repos et nous voilà debout mardi, pour accompagner Fernando à la gare, le grand mexicain en partance pour Philadelphie. Après un au revoir remarqué par tout le terminal, nous nous rendions déjeuner dans un buffet à volonté asiatique. Je commence tout juste à me lasser des frites et des hamburgers, un peu de nourriture saine nous fit un grand bien. En sortant, direction l’ambassade du Mexique, Bruno devait en effet y récupérer un nouveau passeport, après avoir perdu le sien. Cet épisode nous aura pris bien plus de temps que prévu, nous comptions nous rendre au Biodôme vers 15h, mais nous dûmes reporter notre excursion dans ce zoo couvert, l’entrevue de Bruno ayant duré jusqu’à 18h.
Retour à l’auberge donc, et je pense qu’il est grand temps que je vous parle de notre ami américain, arrivé du New Jersey dimanche matin. TJ, un grand gaillard d’un mètre quatre-vingt, et pas loin des 110 kg à vue de nez, mais le problème n’est pas là. Très vite qualifié de « pue-des-pieds » par tout l’étage, il s’est affirmé comme étant le pire putois ayant jamais pollué l’air pourtant déjà assez nauséabond du 2e étage. Il est souvent normal d’admettre qu’un étage de garçons puisse légèrement sentir la vieille chèvre en rut, mais de là à attribuer cette odeur à l’unique personne de TJ, il n’y a qu’un pas. Lorsqu’on passe devant son lit, on sent comme une bouffée de chaleur envahir nos narines, un peu lorsqu’on se penche devant un sac poubelle datant d’une semaine. Nous avons eu beau nettoyer tout l’étage, passer la serpillière, vider deux pots de déodorants sur son lit, rien n’y fit, il reprenait son odeur naturelle en quelques minutes. Le pire est que derrière l’odeur de vieux jambon laissé à l’abandon au fond d’un frigo depuis un mois, se cache un être timide, mal à l’aise de se retrouver dans un environnement à majorité francophone, et sans doute, voulant affirmer sa différence par la voie olfactive.
Cette présentation de TJ va nous permettre d’analyser l’épisode suivant différemment. En effet, une fois à l’auberge, Mous et moi décidions de partir manger sur la rue Ste Catherine, à notre retour, vers 23h, oh stupeur ! mon ordinateur avait disparu. Première hypothèse, il devait être dans la chambre des filles, Valérie ayant pu l’emprunter après mon départ. Possibilité écartée après la fouille approfondie de la première chambre de l’étage. Deuxième hypothèse, Manu eût pu s’en servir dans la soirée, au rez-de-chaussée, avec nos autres camarades, il n’en était rien. Finalement, nous en venions à réfléchir sur le possible ravisseur, stratégie qui nous mena à François, l’étrange vieil homme qui vit au 2e étage, et ne cesse de faire des aller-retours dans les étages, cherchant on ne sait quoi. Notre deuxième choix se porta sur TJ, qui venait d’annoncer son départ avancé au lendemain, après que Valérie eût la délicatesse de lui expliquer que son problème d’odeur corporelle, n’était pas supportable.
Après quelques investigations à l’étage, je retrouvai miraculeusement l’objet de mes sueurs froides, délicatement rangé sous une couverture dans un des meubles du salon, le chargeur plié juste derrière. Il s’agissait indubitablement d’une tentative de vol, le ravisseur n’ayant pas pu embarquer l’appareil sur le coup. Nous décidions de jouer aux innocents, et d’attendre que le coupable revienne sur les lieux du crime, avant de nous rendre à l’évidence, le sommeil se faisait de plus en plus ressentir. Je décidais donc de dormir avec l’ordinateur, pour éviter toute tentative désespérée. Ce matin donc, quelle surprise lorsque, sur les coups de 10h, à mon réveil, TJ s’écriait « Have you seen my suitcase ?? ». C’était Bruno, le si gentil mexicain, qui avait filé avec la valise de notre gentille boule puante, embarquant avec lui, son permis de conduire, sa carte de crédit, ses clefs de voiture sa carte d’identité et un peu d’argent liquide. Difficile d’admettre qu’il ait pu partir aussi facilement, et avec si peu de scrupules, avec les affaires de TJ, et qui plus est, tenter de voler mon ordinateur après nous avoir si bien amadoué. On voit bien que ce sont toujours ceux qu’on soupçonne le moins qui vous poignardent dans le dos, il serait néanmoins grotesque de surveiller tout le monde maintenant…
Voilà pour ces deux journées fortes en rebondissements, demain nous irons visiter le biodôme, et tester le terrain de karting situé à l’autre bout de la ville. Merci à tous de votre attention, notez que Idées Jeunes est à partir d’aujourd’hui référencé sur le site RankIt ! Vous pourrez donc voter pour mon blog si son contenu vous intéresse, et ainsi le faire grimper dans le classement réunissant différents types de sites internet.
A bientôt !
Jules Latournerie.
Publié le 13/03/2007 à 12:00 par Jules Latournerie
Bonjour à tous, pardonnez mon retard mais je n’ai pas trouvé le temps d’écrire pendant les deux derniers jours. Nous en étions donc à la journée de samedi, objectif de la journée, récupérer la voiture de Mous, et trouver un endroit sympa pour aller voir Barcelone – Real Madrid.
Lever vers onze heures, et petit déjeuner à l’auberge, avant de partir pour la rue Stanley, où nous attendait la voiture de Mous. Un coup de métro et nous voilà place Bonaventure, tout prés du Centre Bell, stade de Hockey des Canadians de Montréal. Une fois la voiture récupérée, il était grand temps de nous goinfrer une poutine, avant de trouver un bar pour le « clasico » du championnat espagnol. L’index des bars à faire trouvé à l’auberge, nous apprit l’existence de « L’unique bistrot marseillais » de Montréal, nommé le Massillia et situé à environ 20 minutes de marche de l’auberge. Une fois là-bas, nous y découvrîmes une ambiance unique en son genre (pour Montréal bien sûr), un bar entièrement repeint aux couleurs jeune et bleu du Pastis, des écrans géants et des canapés, et une ambiance chaleureuse assurée par un gérant d’origine marseillaise. Malheureux de ne pas trouver de lieux de culte de l’olympique de Marseille à Paris, notre héros a donc du faire 5500 kilomètres pour trouver son bonheur. Une très agréable surprise qui s’accompagna d’un match passionnant (3-3) et d’un Ricard, indispensable pour que la sensation méditerranéenne soit complète. Camille nous rejoint à la mi-temps, et nous filions chercher un restaurant pour dîner. Indien ce soir, et un poulet au curry à vous déconstiper un élan canadien homosexuel en pleine période de rut, entraînant un coucher prématuré (le but étant de souffrir le moins possible des défaillances gastriques de l’autre et donc de trouver le sommeil le plus rapidement possible).
Mous avait pris possession du quatrième lit de notre chambre après le départ de Ludovic, samedi matin. Un réveil difficile dimanche matin, témoin de notre aventure culinaire de la veille, sur les coups de neuf heures. Malgré le changement d’heure, ce fut un de ses matins ou on n’a pas envie de se lever, mais pas envie de se rendormir non plus. Une matinée glande en perspective en ce qui me concerne, jusqu’à ce que l’appel du ventre me pousse à m’habiller et à trouver de quoi calmer les pulsions de mon estomac.
Nous devions nous rendre au Massillia aujourd’hui encore, cette fois-ci pour Lyon - Marseille. Ce n’est qu’un détail, mais le fait de savoir le PSG 19e du classement après sa défaite au Parc contre Auxerre nous a rendu encore plus enthousiaste. Un enthousiasme qui ne tarda pas à se transformer en euphorie, qui nous poussa à faire le pari de faire le tour du quartier en caleçon en cas de victoire marseillaise en terre lyonnaise. Nous nous rendions donc au bar, avec Manu et Mous à 15h45, pour découvrir une foule de supporters marseillais, grouillant dans le bistrot. Quasiment impossible de s’asseoir, mais les écrans géants permettaient de suivre le matche sans problème. Très grosse ambiance du début à la fin, aux supporters marseillais s’étaient mêlés quelques supporters lyonnais, et surtout les fans de rugby qui avaient suivi la défaite de l’équipe de France en Angleterre le matin même dans ce bar. Alors que nous débarquions, ils étaient entrain de cuver leur bière depuis dix heures du matin et donc bien plus atteints que n’importe quel amateur de football arrivé dans l’après-midi. C’était pour eux une sorte de troisième mi-temps qui démarrait, laissant apparaître un spectacle jusqu’à son comble, et l’égalisation marseillaise à la 88e minute. Une explosion de joie pour tout le bar, alors que le but lyonnais de la 18e minute avait provoqué un silence apocalyptique. Score final 1-1 même si l’OM aurait pu l’emporter en toute fin de match.
Une fois de retour à l’auberge, un coup de téléphone de Camille me confirma nos plans de la soirée, un verre chez un ami à elle avant de partir pour « Le Opéra », boîte de nuit très en vue, accueillant ce soir David Guetta, à ma grande surprise. Après un passage éclair chez Sam, où nous retrouvions Marie, nous nous rendîmes au coin de St Laurent et Ste Catherine pour rentrer après quelques minutes d’attente. Moi-même qui connaît des soirées blindées de monde en France, j’ai été impressionné par la quantité incroyable de personnes pouvant tenir dans cette salle. Même si le lieu est immense comparé aux boîtes parisiennes, à vue de nez il devait y avoir pas moins de 2500 personnes, à acclamer Monsieur David Guetta, auteur d’une performance de très haute qualité qui a du impressionner tous les jeunes canadiens venus découvrir la musique électronique européenne. Je décidai néanmoins de rentrer tôt, exténué par cette véritable fourmilière et impatient de retrouver mon lit. Un coup de taxi et me voilà étalé, à vous raconter mes aventures.
Voilà pour les dernières nouvelles, nous partirons pour Québec comme dirait Robert Charlebois, et mardi nous visiterons le Biodôme, où des animaux vivent en quasi-liberté dans un micro-climat artificiel.
Merci à tous de me suivre, vous êtes de plus en plus nombreux, c’est pour moi la meilleure récompense possible !
A très bientôt sur Idées Jeunes.
Jules Latournerie.
Publié le 10/03/2007 à 12:00 par Jules Latournerie
Bonjour la France !
Aujourd’hui, vendredi 9 Mars 2007, ciel voilé, -14°C : ça se réchauffe ! Quatrième et cinquième jours à Montréal, avec au programme, un déménagement et de nouvelles connaissances. Hier donc, jeudi, arrivée à l’auberge Chez Jean vers midi, le gérant m’ayant conseillé la veille d’arriver tôt pour avoir un emplacement agréable. Me voilà donc dans une maison de trois étages, pleine de jeunes et de moins jeunes venant d’un peu partout. Mon étage étant plutôt rempli de français, originaires des quatre coins de l’hexagone. Peu après mon arrivée, je faisais la connaissance de Mous, fraîchement arrivé de Paris pour deux semaines. Nous partions déjeuner chez Subway, nourriture plus saine, où sandwichs et chips remplacent les hamburgers et frites. Puis, nous partions en direction de la rue Ste Catherine, pour lui faire découvrir ce que j’avais tant apprécié deux jours auparavant. Le temps pour moi de trouver des chaussures appropriées aux conditions, et de tester un autre expresso canadien, encore plus mauvais que le premier (assez frustrant de ne pas savoir quoi prendre une fois entré dans un café…).
Le temps s’améliore, mais rassurez-vous, une fois bien habillé (un T-shirt, deux pulls, un manteau, deux paires de chaussettes, un collant et un jean), on ne sent pas franchement la différence entre –20 et –40°C… Une fois rentré, juste le temps de regarder la version canadienne de «A prendre ou à laisser » et de prendre une douche, et me voilà à l’angle de St Laurent et Milton, où je retrouvais Camille. Objectif de la soirée, découvrir enfin la Poutine !! plat national qui fait la fierté des québécois. Comment vous le décrire ?Un seau de frites colossal arrosé de sauce brune et de fromage fondu, je vous laisse imaginer l’état de mon estomac, bien que réputé mondialement pour avoir enduré trois 280 à la suite. Après cet exploit culinaire, nous filons dans un pub où nous étions censés retrouver des amis. Un bar très agréable, éclairé à la bougie, musique classique et billard pour nous fondre dans une ambiance envoûtante… Une fois la participation du petit groupe supposé nous rejoindre avortée, nous décidions de rentrer nous coucher.
Ce matin, lever tardif pour récupérer au maximum avant de me rendre avec mes nouveaux camarades Mous, Valérie et Noémie, au centre des sciences de Montréal. Un lieu accessible à tous mais plus particulièrement axé sur l’enseignement des plus jeunes, avec des ateliers de création de robots, d’initiation à la programmation informatique, une foire aux robots haute technologie, etc.… Une exposition sur les mammifères de l’ère glaciaire nous a été proposée, toujours dans un environnement très ludique. L’animation sur le thème du film l’Age de glace rend le sujet bien plus abordable pour tous et diminue le vieux réflexe de ras-le-bol observé chez chaque être humain non passionné qui se voit confronté au vocabulaire technique archéologique. Un très bon moment dans l’ensemble, ponctué d’une projection sur écran géant d’un documentaire sur la Grèce, très impressionnant même si j’avais déjà eu la chance de le voir à Paris à la Géode il y a quelques temps.
Cette excursion sur le port de Montréal nous a également permis de prendre le métro, hors de prix ici, $2,75 le billet… pas idiot cela dit, car il était hors de question de faire dix kilomètres à pieds même si la température était «seulement» de –16°C sur les coups de 16h. A notre retour, petite pause et repas fait sur place par les blanches mains de Valérie, la belge du groupe, qui, comme beaucoup des locataires de l’auberge chez Jean, a énormément voyagé à travers le monde. Après nous avoir raconté ses périples asiatiques, elle s’est fait un plaisir, une fois au pub, de nous ridiculiser au billard, bien aidé il faut le dire par une Noémie en pleine possession de ses moyens.
L’ambiance à l’auberge est de plus en plus agréable, quand l'un s’en va, deux nouveaux débarquent, et en l’espace de quelques heures, on a le sentiment de se connaître depuis des années. Programme de ce soir : partie de cartes sous les chants de la guitare de Ludo, et gros dodo pour préparer au mieux la journée de demain.
Voilà pour les deux derniers derniers jours, je prends l’habitude de vous écrire tous les deux jours, plus de choses à raconter et les détails reviennent plus facilement après quelques heures…
A très bientôt !
Publié le 08/03/2007 à 12:00 par Jules Latournerie
Bonjour à tous !
Ou plutôt bonne nuit, puisqu’il est plus de deux heure du matin chez vous. Déjà trois jours dans cette ville magnifique, et je commence franchement à y prendre mes marques. Il faut tout de même souligner qu’il est assez aisé de se repérer ici, les rues étant toutes parallèles. Louise pourrait peut-être même s’y retrouver (c’est pour dire…).
Hier donc, mardi, lever vers 9h30 et petit déjeuner, déjeuner en québécois, à la cantine de Mc Gill. Corn Flakes ce matin, notre héros ayant décidé de ne pas faire confiance au porridge sûrement porteur de maladies animales graves. Panini au déjeuner (souper) dans notre chambre, à croire que le Québec est le pays d’origine du Panini : un vrai régal.
Je laissais Camille à ses cours de l’après-midi pour aller découvrir la ville. Une fois place des Beaux Arts, j’entrai dans le centre commercial « Les Ailes de la mode », dans l’espoir d’y trouver : des chaussures capables de protéger mes pieds d’une mort certaine, ainsi qu’une carte téléphonique. Je dois avouer que ma première curiosité était d’écouter parler les québécois, d’apprendre leur langage qui fait rire le monde entier. Résultat, on me conseilla des « mitèèèègne » (mitaines), avant de me demander quel « breuvage » me satisferait, pour finalement me remercier par un « bienvenue » en guise de « de rien » qui ne manqua pas de me troubler. Bref, assez déçu par cet accent canadien, je me surprends parfois à penser que ce n’est qu’un mythe, une légende pour attirer les touristes. Je continuais donc ma visite du centre ville, via la rue Ste Catherine ou je découvris un magasin Zara ! Quelle surprise que le groupe Inditex traîne son commerce triangulaire jusqu’en Amérique du Nord ! pardon pour cet excès de rancœur, bien que totalement justifié… Un magasin sans grand intérêt, copie conforme des magasins parisiens.
Je me rendais ensuite chez Fido, opérateur telecom canadien, pour tenter d’acheter une carte Sim fonctionnant sur mon Sony Ericsson Orange. La tâche s’avérait plutôt compliquée, première étape : débloquer le téléphone (30$), deuxième étape : acheter une carte Sim (25$), puis payer une carte à recharge en prenant en compte le fait qu’ici, on paye même quand on reçoit les appels. Je décidai donc de les envoyer paître, car après tout, l’usage de mon téléphone ici reste très rare.
Dernière étape de mon marathon sous la neige (-28°C), Burger King. Vous me connaissez assez pour imaginer la scène, en passant devant le restaurant, j’entrevis une affiche de 3m de haut sur 2m de large annonçant un cheeseburger avec bacon et 3 steaks. Autant vous dire que le vieux réflexe que je cultive depuis maintenant presque 19 ans, ne m’a pas laissé le choix. Mon cerveau disait « Non ! C’est pas raisonnable ! » alors que mon estomac s’écriait « Je l’ai vu le premier ! », et ni une ni deux, me voilà assis, au chaud, à dévorer ce qu’on peut qualifier de boule de graisse au fromage…
Le retour fut assez rapide, la côte menant à la résidence de Mc Gill paraissant beaucoup moins redoutable avec trois steaks dans le ventre. S’en suivit une livraison de pizza à domicile et un endormissement massif devant Basil Détective Privé…
Aujourd’hui, objectif double, visiter le Musée d’art contemporain, et aller faire l’état des lieux dans l’Auberge Chez Jean, où je prendrais mes quartiers demain midi. Après un déjeuner dans l’immeuble des étudiants de Mc Gill, je me rendais donc au musée, ne sachant pas franchement à quoi m’attendre. Quelle agréable surprise que de découvrir un musée d’art moderne vraiment original ! Je me retrouvais encerclé par des sacs en plastique volants, des poubelles découpées en morceaux en pleine lévitation, et autres œuvres faites avec des bouteilles trucidées. Les balais prennent vie et nettoient le sol tous seuls, les carte routières sont utilisées pour des fresques murales gigantesques, et des robots araignées couvrent les murs de dessins faits au crayon à papier. Difficile de décrire tout ce qui m’a plu dans cet endroit en si peu de lignes, il faut le voir pour le croire. Mais, interdiction de prendre des photos oblige, je ne vous ramènerai pas d’images de ces visions surprenantes.
Une fois la visite terminée, je me dirigeais donc vers l’Auberge, située au Nord. Je ne pensais pas que ça serait si loin du centre ville, les échelles des cartes étant pourtant mondialement connues comme la cause de nombreuses désillusions pédestres. Désillusions pedestres d’accord, mais de là à faire 3km à pieds dans le froid… Je trouvais finalement l’auberge, après l’avoir ratée, et m’être arrêté dans un pub qui se ventait de servir plus de 100 bières différentes, venues du monde entier. Mon choix se porta sur une Brahma, bière brésilienne fort bonne ma foi. L’auberge est en fait une maison de trois étages, vide pour l’instant en attendant une bande de joyeux touristes prévue pour demain. Sur les conseils de mon hôte, je me rendrai sur les lieux demain vers midi pour avoir une « bonne » chambre, ce qui me laissera toute l’après-midi pour aller chercher du travail dans le coin.
Ce soir nous hésitons encore sur la teneur de notre dîner, pizza ?hamburger-frites? Une seule certitude, ça sera livré à domicile, pas question de ressortir alors que mes pieds viennent de retrouver une couleur humaine après avoir viré au bleu Schtroumpf (si si c’est possible…).
Voilà voilà, en espérant que le récit de mes aventures palpitantes vous donnent envie de venir me rejoindre, à bientôt !
Jules Latournerie.
Publié le 08/03/2007 à 12:00 par Jules Latournerie
Bonjour tout le monde!
Je suis bien arrivé et comme vous vous inquiétez pour moi, tellement je vous manque déja (et oui...), je vous tiens au courant de mon périple québecois. Merci à Julien de m'avoir accompagné à Roissy ce matin, l'enregistrement s'est bien passé et à ma grande surprise aucun retard, l'avion prit son envol à 13h15 précises. A mon grand damne, je me retrouvais assis au tout premier rang de ce boeing 747 en plastique, entouré de deux canadiens a l'organe vocal surdéveloppé, et dépourvu de tout moyen de distraction étant donné l'absence de films et le décès prématuré de mon iPod. Bref, je pris donc la décision de laisser nos vaillants bûcherons de voisins à leurs passionnantes discussions et de m'endormir. Les sept heures de vol sont passées plutôt rapidement, et je débarquai donc à l'aéroport de Montreal a 14h45. Aprés avoir fait la queue pour confirmer à la douane que je n'avais pas visité de ferme agricole depuis les 10 derniers jours et encore moins l'intention d'en visiter une ici! Aprés une fouille approfondie de ma valise, le pauvre douanier dût se rendre à l'évidence: son action avait été aussi utile que du mercurochrome sur une jambe de bois. Une fois sorti du bureau d'immigration, juste le temps de sauter dans un taxi, et me voilà à Mc Gill. L'une des deux universités anglophones de Montréal, où je retrouvais ma camarade de jeu Camille, qui nous mena à ce qui sera mon domicile pour les trois prochains jours, avant de rejoindre l'auberge Chez Jean jeudi. Je n'ai pas vraiment eu le temps de goûter à la douce température extérieure (-16°C), mais demain je me lancerai dans l'exploration de cette ville charmante avec un non moins charmant -22°C pour me porter dans cette découverte, et dans ma quête de chaussures susceptibles de protéger mes magnifiques pieds d'une mort certaine.
Voili Voilou pour cette journée, je vous redonnerai des nouvelles rapidement!
A Bientôt!
Jules Latournerie
Publié le 01/03/2007 à 12:00 par Jules Latournerie
Titre : Serial Noceurs
Date de sortie en salles : 10 Août 2005
Réalisé par David Dobkin
Avec Owen Wilson, Vince Vaughn, Christopher Walken
Film Amériacin, Comédie, 2h.
Bienvenue à tous, j'espère que mes articles vous inspirent et vous donnent envie de voir les films que je vous recommande. Aujourd'hui, parlons d'un film qui a connu un succés enorme lors de sa sortie en salles dans le monde entier, mettant en scène le duo comique Owen Wilson-Vince Vaughn pour former une comédie hilarante sur le thème du mariage. Du mariage, ou plutôt, comment tirer profit de l'ambiance festive d'un mariage, quand on est célibataire doté d'une libido débordante.
Les deux complices entament ainsi une nouvelle saison de mariages, s'invitant chaque weekend à une nouvelle cérémonie et sous une identité différente. Les stratégies d'attaque sont toutes calculées au détail près et répertoriées dans leur bible.
John et Jeremy font donc office de parfaits seducteurs dans ce film, rien ne semble leur échapper, jusqu'au mariage du ministre des finances. Tout s'annonce bien, chacun choisit sa proie, mais ils vont tous deux s'enfoncer petit à petit dans une situation de plus en plus critique et plus le temps passe, plus il leur sera difficile d'en sortir en un seul morceau...
Un film à hurler de rire tellement les deux acteurs conviennet parfaitement à ces rôles de dragueurs professionels. Difficile pourtant d'imaginer Vice Vaughn, du haut de ses 195cm dans la peau d'un pauvre petit enfant fragile capable d'émouvoir n'importe quelle femme. Ou encore Owen Wilson revenant de la guerre du Vietnam, où il a laissé selon lui "beaucoup de braves...". Mais David Dobkin a réussi à mettre en scène deux personnages tellement pittoyables qu'ils en deviennent crédibles, un vrai régal du début à la fin, à voir absolument!
A bientôt sur Idées Jeunes!
Suivez mon voyage à Montreal à partir de lundi!
Jules Latournerie.